Home 9 Pathologies 9 Détecter des pathologies chez le cheval de course grâce à la data

La détection précoce de pathologies chez le cheval de course est un enjeu majeur de la filière. En effet, dans une époque où le bien-être gagne une place de plus en plus importante, il est essentiel de se munir des bons outils afin d’assurer la santé des chevaux athlètes. L’utilisation d’un capteur connecté est un excellent moyen de faire parler les chevaux : les données objectives collectées lors de l’entraînement peuvent souligner une baisse de forme, une mauvaise récupération ou encore une irrégularité locomotrice.

Collecter un historique de données

L’atout principal d’un capteur connecté dédié au chevaux de course est la possibilité de collecter un historique de données individuel. Cet historique, composé de données de référence, permet d’assurer un suivi personnalisé et de détecter une valeur différente de la normale. Cependant, ces données sont comparables seulement si elles ont été collectées lors d’entraînements de conditions similaires. C’est pourquoi il est important de qualifier les entraînements : quel type de piste ? Que type d’entraînement ? Quelle météo…

Voici quelques données de référence à recueillir dans une optique de détection de pathologies :

Voici deux exemples concrets de détection de pathologies à l’aide des données collectées par nos clients EQUIMETRE.

Détecter des pathologies locomotrices

Le premier cas que nous allons traiter correspond à celui d’une jument de 4 ans ayant performé dans des courses de Gr 3. Après une pause dans son entraînement, son retour a été décevant. Elle ne démontrait plus les mêmes qualités qu’auparavant. Lors d’un entraînement effectué en prévision d’une future course, l’équipe de cette jument a détecté sur les données EQUIMETRE une foulée plus courte. La récupération après l’effort était également plus lente. Pour identifier ces anomalies, l’équipe a comparé les données de cet entraînement avec celles d’un entraînement où la jument disposait d’un fitness et d’une excellente condition physique : elle performait en course. N’ayant aucun souci cardiorespiratoire, les entraîneurs ont suspecté un problème au niveau des tendons.

 

 

Les entraînements sont de même intensité : la vitesse maximale enregistrée est identique. On peut donc effectuer des comparaisons pertinentes.

On remarque un changement de récupération corrélé à une diminution de l’amplitude. En effet, on observe une dégradation de la récupération après l’effort et à la fin de l’entraînement.

L’équipe vétérinaire est intervenue et a détecté un problème aux suspenseurs. Une fois traitée, la jument a de nouveau été monitorée lors de son galop afin de vérifier si le problème persistait.

Une récupération totale peut être observée sur les données : la locomotion et la récupération sont revenues au niveau des valeurs de référence de la jument. Une fois rétablie, elle a terminé deuxième dans une Listed le 20 mars 2021.

Détecter des pathologies respiratoires

Difficilement détectables sans examen vétérinaire, les pathologies respiratoires sont difficiles à anticiper. L’un des atouts majeurs d’un capteur connecté est la possibilité d’objectiver la récupération et le cardio d’un cheval. En effet, dans certaines situations, les données ne corrèlent pas ce qui est visible à l’œil nu : ce n’est pas parce qu’un cheval semble avoir bien récupéré que les données seront nécessairement bonnes.

L’exemple traité dans cet article présente le cas d’un jeune poulain de 2 ans prêt à courir. Une mauvaise récupération a été enregistrée lors de l’entraînement précédent sa première course. Les entraîneurs ont tout de même décidé de le courir car ce jeune mâle semblait en forme. Il était le favori de sa course mais a malheureusement terminé dernier.

Un examen vétérinaire a été réalisé à l’issue de ce résultat. Une pharyngite sévère a été diagnostiquée, expliquant sa mauvaise performance et sa mauvaise récupération à l’entraînement.

 

La fréquence cardiaque reste anormalement élevée après la fin de l’effort, à environ 144 BPM, lorsque la vitesse diminue. Cela signifie que l’exercice était très intense pour le cheval en question : son organisme a du mal à récupérer.

Ainsi, les données apportent un réel complément à l’entraîneur. Cela permet de prévoir une éventuelle baisse de forme ou bien de souligner un problème sous-jacent tel que le démontre l’exemple exposé ci-dessus. Cette contre-performance aurait pu être évitée.

Le rôle des données dans la détection de pathologies 

Ses données ne peuvent en aucun cas remplacer l’expertise et l’expérience de l’entourage d’un cheval, leur soutien objectif propose un complément intéressant. Les entraîneurs et vétérinaires connaissent leurs chevaux et leurs observations sont irremplaçables. Le rôle principal de ces outils est de présenter un point d’appui en cas de doute, mais aussi de confronter le ressenti avec des données objectives.

L’émergence des nouvelles technologies dans la filière apporte une précision sans précédent à l’entraînement des chevaux de course : leur bien-être et performance ne peuvent qu’en être améliorés.

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