Home 9 Témoignages 9 Comment les entraîneurs de Trot utilisent-ils EQUIMETRE ?

Après avoir travaillé chez plusieurs grands entraîneurs de chevaux de course, c’est à son tour que Jonathan Lagenebre décide de devenir entraîneur privé de Trot. Découvrez comment le capteur Equimetre lui permet, au quotidien, d’améliorer le travail de ses chevaux en individualisant chaque entraînement. 

Pouvez-vous vous présenter, votre carrière et vos installations s’il vous plaît ?

Je m’appelle Jonathan Lagenebre et je suis un entraîneur privé de trot à Rouillac. 

J’ai commencé le métier chez Gilbert Lemiere qui est un des entraîneurs les plus réputés dans le sud-ouest et j’ai ensuite travaillé pour Richard Denéchère et Philippe Mortagne. J’ai commencé à connaître le haut niveau chez Thierry Duvaldestin où je suis resté 3 ans puis chez monsieur Éric Lemaître, où j’ai eu mon premier cheval de Groupe 1. Aujourd’hui, j’ai 23 chevaux à l’entraînement dont 14 chevaux à courir.

Quelles courses préparez-vous actuellement ?

En ce moment, c’est vraiment la pleine saison pour les courses de trot. Nous avons des courses toutes les semaines. Les chevaux ont donc eu une grosse préparation avant l’été pour être prêts à courir de Pâques et jusqu’à septembre-octobre. 

J’ai un cheval qui court vendredi le quinté à Vincennes et j’ai d’ailleurs suivi sa préparation avec Arioneo. Je n’étais pas sûr de vouloir le courir à Vincennes, mais les données EQUIMETRE m’ont conforté dans l’idée que je pouvais y aller.

Comment avez-vous préparé ce cheval ? Quelles sont les données qui vous ont permis d’arriver à cette conclusion ? 

Grâce au capteur (EQUIMETRE) je me suis assuré de réaliser un travail régulier : le même nombre de kilomètres avec des temps progressifs sans le surentraîner.

J’ai fait des séances en aérobie avec 2 petites lignes droites d’anaérobie. Ensuite, j’ai fait un gros travail de test 15/20 jours avant la course. Et c’est là que j’ai vu que mon cheval était en pleine forme. Il a travaillé avec des rythmes cardiaques équivalents à ceux de course et sa récupération après l’effort était parfaite. Pendant la dernière semaine, je suis passé en phase d’affûtage où j’ai réduit un peu le volume d’entraînement, mais j’ai gardé la même intensité. Nous sommes mercredi, la course est vendredi, et je pense qu’il est vraiment au point. Je n’aurais pas pu avoir cette préparation optimale sans EQUIMETRE.

En effet, nous pouvons voir que la fréquence cardiaque de ce cheval descend autour des 100 BPM après un intervalle à vitesse élevée. Ceci témoigne d’un bon niveau de fitness. Pour voir plus d’exemple de données d’entraînement d’un trotteur, nous vous recommandons ce blog.

À quelle fréquence et pour quelles raisons utilisez-vous EQUIMETRE?  

J’ai un intérêt particulier pour les différentes méthodes d’entraînement, les statistiques et les données. J’équipe donc presque tous mes chevaux avec le capteur. Les premières semaines où j’ai reçu la ceinture, j’aurais même pu trotter jusqu’à 10h le soir, juste pour pouvoir collecter et analyser les données ! 

Généralement, je mets le capteur sur les chevaux que je monte, car c’est moi qui règle le train. Je le mets systématiquement, car même au cours d’un travail de faible intensité il est possible de déceler quelque chose. Je pense que plus on accumule de données, plus on est sûr de ce qu’on fait. Je me suis d’ailleurs aperçu que même lors d’un petit travail, il est possible de repérer des signes alarmants, comme un rythme cardiaque trop élevé par exemple.

J’utilise les capteurs Arioneo principalement pour le bien-être de mes chevaux. J’ai des pistes assez atypiques et le capteur m’a vraiment aidé à adapter la charge de travail de mes différents chevaux, et d’individualiser leur entraînement pour éviter le surentraînement. Finalement, EQUIMETRE m’a permis de me rendre compte que les chevaux ne sont pas bons ou mauvais, mais qu’ils ont chacun leur niveau et qu’il faut leur trouver la course idéale!

Regardez-vous vraiment tous les paramètres du tableau ?

Avec Hélène, ma conseillère (Data Success Manager), nous avons mis en place un tableau que j’essaie d’analyser au maximum. Je suis entraîneur, j’aime gagner des courses, j’aime les bons chevaux, mais avant tout, j’aime les chevaux et je veux que tout se passe au mieux. Si j’ai une mauvaise sensation avec un cheval, je synchronise son travail dès que je rentre et cela me permet de me conforter, de savoir si tout est normal ou pas.

Vous parliez de vos pistes qui sont assez atypiques et variées, avez-vous pu identifier, à l’aide des données, certaines tendances ? 

Oui totalement, et c’était le but. Le capteur ne va pas permettre de dire si le cheval a un bon mental ou pas, en revanche, il nous apporte des données objectives là où nous, entraîneurs, avons une vue subjective.

Cela fait maintenant 5 ans que je travaille sur ces pistes et j’ai toujours eu un peu de mal à m’y faire. Avec EQUIMETRE, je me suis rendu compte que ma corde à gauche était plus difficile que ma corde à droite pour mes chevaux. Cela m’a également permis de confirmer mon ressenti : lorsque les conditions sont mauvaises et que le sol de mes pistes est dur ou fouillant, le rythme cardiaque de mes chevaux est très élevé pour des vitesses très basses. L’exercice demandé est de forte intensité pour eux du fait de la qualité de la piste. Pendant l’été, j’ai souvent besoin d’infiltrer mes chevaux car j’ai du mal à les avoir réguliers si les conditions météorologiques ne sont pas favorables. 

Comment avez-vous pu détecter cette différence à l’aide des données ?

Je ne vais pas vous le cacher, ça a quand même été très long. J’ai d’abord cherché à me faire ma petite expérience en ayant recours au service client car j’avais vraiment besoin d’un maximum d’informations. 

Au début, dès que les zones d’effort de mon cheval dépassaient un peu la zone anaérobie je contactais tout de suite Hélène, qui me rassurait. L’important c’est d’écouter ses chevaux. Par exemple, un travail en 1 min 40 n’est pas considéré comme un travail rapide. Cependant, j’ai pu constater, à l’aide d’Equimetre, qu’un travail en 1 min 40 chez moi était très intense, et qu’un travail en 1 min 35 correspondait à un rythme cardiaque de course. 

Je me suis donc adapté et maintenant je travaille mes chevaux en 1 min 45, 1 min 50. Depuis ce changement, je n’ai plus de chevaux de travers ou qui maigrissent.

J’ai longtemps pensé que mes chevaux étaient en sous-entraînement, et le capteur m’a permis de voir que, finalement, les bons chevaux avaient un entraînement adapté, alors que les chevaux de niveaux inférieurs étaient eux à la limite du surentraînement.

Échangez-vous avec votre propriétaire sur les données ?

Mon propriétaire m’a donné toute sa confiance pour l’utilisation d’Equimetre. Son objectif principal reste les courses, et on ne communique pas forcément sur les données. En revanche, il est à l’écoute et suit les chevaux. Par exemple, j’ai eu le cas avec un cheval, Harper Marancourt, qui devait courir dans les prochains jours, mais qui a eu un rythme cardiaque anormalement élevé à l’échauffement. J’ai donc appelé mon propriétaire pour lui dire qu’il était sûrement préférable de ne pas courir. Nous avons alors fait intervenir un vétérinaire qui lui a diagnostiqué quelque chose.  

Pouvez-vous me parler plus en détail de ce cheval ? Qu’avez-vous pu détecter avec cette fréquence cardiaque élevée ?

Au tout début de l’échauffement, sa fréquence cardiaque était déjà très haute (200-208). À ce moment-là, j’avais Equimetre live sur mon téléphone, ce qui m’a permis de voir les données instantanément et donc d’arrêter rapidement l’entraînement.

Le cheval était malade, donc on a fait des examens ainsi qu’une prise de sang, mais rien n’était concluant. Heureusement, après une analyse de crottin, on a pu voir que le cheval avait beaucoup de vers. Cela nous a permis de le soigner.

Auriez-vous un exemple d’un cheval sur lequel vous avez constaté une évolution positive grâce aux données ? 

Grâce au capteur, j’ai pu tester et analyser mes différentes méthodes d’entraînement. Après avoir fait des comparaisons, j’ai modifié ou supprimé certaines méthodes qui n’apportent pas de réels résultats. 

Je peux vous parler d’un cheval, Full du Logis, qui a fait de la préparation de courses lors de ses derniers boulots. Ses 4 derniers entraînements ont été  2600m et 2 lignes droites, 2 lignes droites 2700m et puis notre travail juste avant était 2600 et 2*750m. Les données ont montré une progression constante, jusqu’au travail d’ajustage qui était 3*1200m où là toutes les données étaient vraiment au top.

J’ai également un autre cheval que j’ai monitoré et suivi à sa sortie de convalescence. Son coeur a encore un peu de mal à revenir à son rythme de course, mais il fait de supers chronos. Tout devrait revenir à la normale lors de la reprise des courses, mais je pense que je ne peux pas faire mieux avec lui actuellement !  

Avez-vous déjà vu une amélioration dans les résultats en course ou pas encore ?

Il y a un cheval que j’ai monitoré dès que j’ai reçu la ceinture, Gwenn Ha du Crozon.

Avec les données de la ceinture, je pensais que le cheval était prêt pour sa course et effectivement il a gagné le dimanche d’après. 

Pourquoi avez-vous choisi Equimetre ?

On me l’a recommandé. J’adore me renseigner sur les différentes méthodes d’entraînement, et j’ai discuté avec un ami qui connaissait une forte amélioration de ses performances, et c’est là qu’il m’a parlé d’Equimetre.

Avez-vous quelque chose à ajouter ?

Je trouve qu’Equimetre est un super investissement, par rapport aux résultats qu’il donne et à la sérénité qu’il apporte. Le capteur me permet de conforter mes idées et de donner une vraie chance à tous mes chevaux. 

Plus il y aura d’entraîneurs qui utilisent des outils comme Equimetre, moins il y aura de contre-performances ou de chevaux manqués. C’est un solide appui pour bien travailler les chevaux, en revanche, la tactique et le feeling des entraîneurs feront toujours la différence.

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